Vente de voiture entre particuliers : les risques

L’achat d’occasion reste majoritaire en France avec 5,5 millions de véhicules vendues en 2018, ce qui représente un volume deux fois plus important que le marché du neuf. Parmi ses achats, plus de la moitié s’effectue entre particuliers, montrant l’attrait des français pour la reprise voiture. Toutefois, si l’on est gagnant sur le prix, attention aux risques de ce type de transaction.

Faites valoir vos droits

La vente exige un ensemble de documents pour être valide : l’identité du vendeur avec son adresse ; le carnet d’entretien, le rapport du contrôle technique, le certificat d’immatriculation, le certificat de situation administrative qui garantit que le véhicule n’est pas en gage ; et enfin le certificat de cession rempli par vous et le vendeur.

Le vendeur a le devoir d’être totalement transparent avec vous et ne doit donc rien vous cacher concernant le véhicule. Si vous êtes amené à découvrir après l’achat un dysfonctionnement grave empêchant votre véhicule de fonctionner, vous pouvez faire valoir une garantie légale de vice caché mais vous n’aurez dans ce cas que 2 ans pour prouver que le défaut était présent avant l’achat et ainsi pouvoir annuler la vente et permettre la reprise voiture ou bénéficier d’une compensation.

Le délit de tromperie punit les vendeurs en cas de mensonge quant aux caractéristiques du véhicule ou tout autre point non clairement mis en avant lors de l’achat. Vous pouvez envoyer une lettre recommandée avec avis de réception pour tenter de résoudre le souci à l’amiable. Sinon, il vous sera possible de porter plainte envers le vendeur.

Prendre le temps

Il ne faudra pas vous jeter sur la première annonce venue qui correspond à vos attentes mais faire le tour du marché en variant les sources que vous utilisez. En effet, une annonce alléchante qui dépasse largement votre attente peut en fait cacher une arnaque et vous faire perdre votre argent. N’hésitez donc pas à contacter le vendeur au préalable pour vous faire une idée du produit et poser toutes les questions importantes. Un vendeur de bonne foi échangera sans problème mais dans le cas contraire n’insistez pas et changez d’annonce.

Le jour de la vente, là encore, prenez votre temps. S’il peut paraître frustrant de faire de longues distances et de repartir sans le véhicule désiré, il sera encore plus préjudiciable de rentrer avec un produit défectueux, source de problèmes financier et judiciaire. Prenez toutes les coordonnées du vendeur en n’oubliant pas de noter le numéro de la pièce d’identité afin de prévenir le risque de fausse identité prise dans le cadre de vente de voitures volées, situation encore rare heureusement.

Le code VIN unique du véhicule (gravé sur le châssis) doit correspondre à celui marqué sur la carte grise. Le contrôle technique doit dater de moins de six mois (moins de deux si une contre-visite a été nécessaire) et le vendeur est obligé de vous en fournir le rapport. Avec le carnet d’entretien du véhicule qui regroupe les réparations effectuées sur le véhicule, vous serez donc en mesure de comparer ses différents éléments avec l’état constaté du véhicule.

La vente entre particuliers n’est donc pas dénuée de risque mais avec cet article, vous avez maintenant tous les éléments pour que votre achat se passe sans stress.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.